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Fallout Texas Ranger

 
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Slagehamer
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MessagePosté le: Lun 19 Jan - 16:01 (2015)    Sujet du message: Fallout Texas Ranger Répondre en citant

Chapitre 1: Home sweet home...
Patrick "Paddy" O'Ryan était là depuis maintenant plus de 5 heures, derrière ce foutu comptoir à boire ce foutu whisky en écoutant cette foutu radio. Il avait jamais eu l'alcool festif comme on dit. Il était plutôt du genre à l'avoir très mauvais, surtout lorsque la journée était mauvaise. Et elle l'avait été.
"Bon Dieu Paddy, t'es encore là ? Je ferme la boutique mon vieux..."
"va chier Harry..."
"Ouais, mais seulement après que tu seras parti sale ivrogne."
"J'bois si je veux!"
"Jamais dit le contraire, mais pas dans mon bar à 4h du mat' ! Me force pas à te sortir mec..."
"Tu me gonfle !" lâcha t'il en se levant avec difficulté.

Il tituba pour rentrer chez lui et tout en traversant l'avenue qui coupait Hope Town en deux, il songea à la nouvelle longue putain de journée qui l'attendait. 10 ans qu'il servait d'adjoint dans ce bled perdu. 10 ans à séparer les mec éméchés, à repousser des raiders tous plus tarés les uns que les autres et à devoir se coltiner une paye de merde pour un métier où les perspectives d'avancement n'étaient pas bien nombreuses... Et ça, sans compter le fait que tout le monde lui tirait un jour ou l'autre dessus! Il salua machinalement le vieux Norbert en train de dormir sur son vieux rocking-chair. Ce vieux con, il pouvait pas le saquer et lui non plus depuis qu'il avait culbuté sa fille...
Tout en ouvrant la porte de sa chambre à l'extrémité du village au dessus du vieux magasin général, il chercha une raison valable à sa présence dans un bled aussi pourri.
Il s'étala de tout son long sur son lit misérable sans prendre le temps de retirer ses bottes et tomba dans les bras de Morphée.

Le soleil était pas bien haut lorsque l'on tambourine a la porte de l'adjoint.
"Paddy, t'es là ? J'ai besoin de toi ce matin, les frères Marcson font chier en ville, ramène ton postérieur d'irlandais fissa !"
En son fort intérieur, Patrick maudit sur 100 générations son patron, les frères Marcson ainsi que sa mère pour l'avoir mis au monde. Sa gueule de bois n'aidant pas, il se contenta de gueuler:
"J'arrive boss! 2 minutes je vous prie..."

Il se leva avec difficulté et se regarda dans le miroir brisé au dessus de son évier. Il avait 30 ans mais en paraissait 10 de plus. Sa barbe qui avait été brune commençait déjà à s'en-poivrer... Il se frotta le visage avec un peu d'eau et saisit sa ceinture posée négligemment sur la chaise qui trainait près de la porte. Lorsqu'il ouvrit la porte, le shérif Tayllor lui adressa un signe de tête.

"Réveil difficile hein ? J'espère que t'es d'attaque, ces connards son armés."
"Oh merde... Ils ont fait quoi ?"
"Ils ont attaqué une caravane qui venait en ville, Danny et Hunter les ont vu."
"Et tes nouveaux adjoints ont pas jugé utile d'intervenir hein ?"
"Ils les ont coincé dans le bistro."
"Les gosses ont fait ça ?"
"Ouais, faut croire qu'une paire de couilles leur a poussé la nuit dernière va savoir ?"

Des coups de feu claquèrent. Un, puis deux, puis un échange s'improvisa.
"Merde, c'est la carabine "Henry" de Hunter ça ! Et ça c'est le magnum du frangin Marcson !" gueula le shérif en pressant le pas en direction du saloon.

Patrick suivit d'un pas plus saccadé, sortant au passage son vieux colt 45 de son ceinturon et armant le chien. Devant le saloon, c'était la fin du monde. Les adjoints reconnaissables à leur veste tiraient à travers les vitres en gueulant des insanité au mecs qui se planquaient dans les lieux tandis que ceux-ci, répondaient par du plomb. Le patron des lieux lui attendais devant son lieu de travail en insultant copieusement la génitrice de ces consanguins de sagouins qui défonçaient SON bar.
Le Shérif se précipita à gauche de la porte alors que Patrick atteignit la droite. Tous deux échangèrent de brefs signes de mains assez chaotiques tentant de se mettre d'accord sur la marche à suivre alors que les adjoints eux, continuaient de marteler l'intérieur de la boutique d'une pluie de plomb à faire creuver une brahime de saturnisme !

"Ici le shérif Bill Tayllor, pouvez pas vous en sortir ! Rendez vous !"
Une volée de balles servit de réponse. Patrick risqua un vif coup d’œil à l'intérieur. Les chacals
s'étaient planqué dérière le comptoir. C'étaient bien ces consanguins de fils Marcson qui étaient là. Ils avaient la détente facile, ça Patrick le savait. Il savait également qu'en entrant dans ce bar, il serait à découvert sur au moins 6 ou 8 mètres avant d'atteindre une table qu'il renverserait aisément pour s'en servir d'abris. Il répéta l'action dans sa tête une bonne dizaine de fois en attendant que son supérieur face le signe qu'il attendait. A trois, il entrerait pendant que Tayllor le couvrirait avec sa PM. Un. Deux. Et merde songea Patrick, dans quoi tu t'es encore mis ! Trois.

Le patron vida une partie de son chargeur a l'aveugle tandis que Patrick s'élança en brandissant son 45 devant lui. Un pas, le premier. Dans moins de 5 autres il serait derrière cette table. Il appuya sur la détente, l'arme pointé sur le comptoir. Le coup parti et éclata une bouteille de whisky qui n'avait pourtant rien demandé. Les frangins avaient baissé la tête. Deux pas. Le marshal avait passé la tête pour s'assurer que ses tirs fassent bien l'effet désiré. Patrick lui, priait ciel et terre qu'il changerait de métier une fois ça fini si jamais il s'en sortait. 3 pas. Un des frangins sorti sa tête. Une balle du marshall la fit sauter dans une gerbe de sang et de morceaux de cervelle. 4 pas. Le marshall avait fini son chargeur. Patrick tira une nouvelle balle. Celle-ci acheva la bouteille de whisky. 5, la table enfin ! Alors qu'il plongeait derrière cet abris de fortune tout en le faisant chuter d'un savant coup de pied, il aperçu le dernier frère Marcson sortir de son abris avec sa carabine. Oh merde, oh bordel de merde songea Patrick. Un tir fit voler une partie de la table et siffla aux oreilles du vieil adjoint. Un deuxième eut le même effet tout en se rapprochant de Paddy. Celui-ci riposta enfin à travers le trou dans la table. Il vida son barillet sur son assaillant celui ci tomba a genoux, touché à trois reprises et s'écroula en bavant un épais filet de sang.

"T'es ok Paddy ?"beugla le shérif après quelques instants d'un silence qui n'avait pas grand chose de rassurant.
"Ouais, j'suis vivant! je crois" répondit celui.
L'adrénaline fessait son effet, il avait le souffle court et aurait tué sa mère si elle avait ne serait se qu'oser la voix.
"On les avait prévenu pourtant... Quels crevards!" dit Tayllor tout en entrant dans la baraque suivi de ses adjoints.
Il avait l'air en forme pour un vieux. 50 ans qu'il vivait à Hope Town. Plus de 30 qu'il protégeait la ville de toutes les merdes qui trainaient dans les terres dévastées du Texas. Patrick se demanda si il voulait finir comme lui. A quoi bon ? Il l'aimait pas vraiment cette ville. Pourquoi casser sa pipe pour elle ?

"Merde t'es touché O'Ryan !" Beugla Hunter.
Ce fut comme un électrochoc pour Patrick. Un mince filet de sang coulait le long de son cous. Il le tata, sentit une plaie mais uniquement au toucher. Bon sang que j'aime l'adrénaline se dit il.
"Laisse moi voir ça fils." dit Tayllor tout en écartant la main de Paddy de sa blessure.
"C'est pas bien grave ce que t'as..."
"J'démissione."
"Raconte pas de merde... Tu dis ça"
"Non j'suis sérieux, pas envie de crever pour ça moi!"
"Merde alors... Bah, prend la carabine du macab' que t'as eu et le magnum du connard que j'ai refroidi, tu pourras t'en faire un bon prix sans doute auprès du vieux Norbert et ils vont pas manquer à ces idiots. Passe à mon bureau dès que tu veux et je te passes la fin de ta paye. Tu sais ce que tu vas faire au moins l'ami ?"
"Non, mais j'vais partir, ça c'est certain." répondit Patrick tout en se tenant à nouveau le cous.

Il pris le matériel des deux frangins morts. Sur eux, une centaine de capsules, 3 vieilles pièces en or, quelques balles et leurs armes. Un vrais 44 magnum et une winchester. Avec ça, il pourrait se faire quelques caps sans problème.

Après avoir vidé les poches des Marcson, il rendit visite au doc pour faire recoudre sa blessure. Celui ci ne lui demanda pas grand chose pour la consultation et offrit 2 stimpacks contre les 3 pièces d'or de l'ancien monde que lui proposa Paddy. Il se dirigea ensuite à nouveau vers le bar pour dire adieu à ses collègues. Hunter et Danny, les deux inséparables gamins de la lois y étaient encore surement. Il les trouva à une table en train de boire pour décompresser et leur paya un verre. Il fit également ses comptes avec le patron et rendit une petite cinquantaine de capsules pour la veille et 10 autres encore pour la bouteille qu'il avait martyrisé durant son assaut. Soit disant que c'était une sacrée bonne bouteille. Il s'offrit un verre avant de retourner dans sa piole abandonnant l'adrénaline au profit de sa gueule de bois.

Il tria ses affaires, rien de bien folichon. Un sac à dos, un sac de couchage, un couteau de combat et quelques vivres. Le reste, bah la personne qui achetait sa piaule en profiterait. Il prit son chapeau, une paire de lunette de soleil et quitta sa demeure.
_________________
La mort, c'est le triomphe de l'apesanteur... Toujours la loi de la gravitation universelle, celle du vieil Isaac.


Dernière édition par Slagehamer le Dim 12 Avr - 01:49 (2015); édité 1 fois
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MessagePosté le: Lun 19 Jan - 16:01 (2015)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 30 Jan - 20:32 (2015)    Sujet du message: Fallout Texas Ranger Répondre en citant

Assurément Smile
_________________
The Hammer Theory :

“Ce n’est pas parce qu’on a le plus gros marteau que l’on doit voir chaque problème comme un clou.”

Barack Obama, le 28 mai 2014, à West Point.

LE truc à sortir aux joueurs bourrins


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Slagehamer
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MessagePosté le: Sam 31 Jan - 21:21 (2015)    Sujet du message: Fallout Texas Ranger Répondre en citant

Chapitre 2: On the road, again.


O'Ryan fit un rapide décompte de ses maigres économies: 400 capsules seulement. Une bonne raison de partir pensa t'il. Il descendit l'escalier qui séparait sa chambre de la boutique du vieux père Norbert et surpris le vieil homme en plein inventaire.

"Tiens, c'est vous !" dit il d'un ton assez indifférent.
"Oui, j'ai des trucs à te vendre. Ce 44 magnum et ses munitions, j'en veux 800 capsules."
"Je t'en offre 500!"
"700 alors."
"Va pour 600 ?"
"Vendu."
"T'es dur en affaire Patrick..."
Alors qu'il marchandais, Paddy faisait le tour de la boutique. Dans un coin, il trouva un vieux pare-balles d'avant guerre en bon état ainsi qu'une hachette qui inspirait la robustesse et la solidité. Il les posa sur la table au centre de la pièce où le vieux faisait ses comptes.

"T'en réclame combien vieux charlatant ?"
"1000 pour le gilet, 100 pour la hachette. Et pas question de marchander ça, c'est de la très bonne qualité et ça me fend le cœur de m'en séparer !"
"C'est pour ça que c'est dans la boutique hein ?"
"Ah, le cœur a ses raisons que la raison connais pas..."
"Hors sujet papi..."
"J'avoue. Alors tu comptes payer ?"
"Oui. Tu m'offres combien pour ma piaule ?" rétorqua Patrick.
"On va dire que si t'allonges 300 caps on sera bon." répondit le vieil homme d'un ton narquois.
La discussion dura bien plus longtemps que Paddy l'aurait souhaité. Le vieil homme était un vrai monstre en affaire et ce n'est qu'à partir du moment où Patrick jura devant Dieu qu'il ferait bruler toute la baraque que l'homme d'affaire lâcha du lest. L'ex-adjoint sortit avec le gilet sur le dos, la hachette qu'il accrocha à son sac et avec une grenade incendiaire. Il observa un instant ce qui avait été son horizon durant une si longue période.

Il était presque midi et la vie suivait son cours à HopeTown. Des caravanes de brahimes passaient en tout sens alors que les locaux eux, cherchaient un coin d'ombre pour digérer contribuant à alourdir une atmosphère déjà pour le moins assommante en raison d'une température infernale.
Paddy marcha lentement en direction du bureau du shérif. Il y trouva son ancien mentor ainsi que les adjoints en pleine sieste. Il ne prit pas la peine de les réveiller et se dirigea machinalement vers son bureau qui occupait la place du fond bien en vue des cellules. Dessus, il trouva un mot accompagné de sa paye sous forme de pièces d'or, une boite de cartouches ainsi qu'un vieil appareil électronique. Sur le mot, Paddy déchiffra avec difficultés l'écrite du vieux shérif: Bonne chance mon enfant. Le compteur Geiger, c'est pour tes années de loyaux services.
Il quitta la ville sans un regard en arrière: direction Nord Ouest.

Après trois bonnes heures de marche, il vida la première bouteille qui trainait dans son sac et il commença à se poser des questions pour le moins existentielle. Des questions comme: bon, t'es parti Paddy, mais pour où ? Ou alors: tu comptes faire quoi maintenant gamin ?
Il continua son chemin sur une vieille nationale et fit une halte sous un pond effondré depuis des siècles. Il put entendre au delà des nuages de poussière un échange de tirs au lointain et admira une magnifique tempête de sable s'approcher. Manque plus que des radscorpions pansa t'il.
"Bonjour citoyen ! Identification en cours... Travail terminé. Bonjour marshall, quelle magnifique journée pour servir l’Amérique !" dit une voix nasillarde dans le dos du voyageur.
Paddy se retourna en un éclair, révolver au poing et tomba nez à nez avec un spectre de l'ancien monde: un robot militaire.
"Euh, t'es qui toi? Première fois que j'vois un truc comme toi en état de marche."
"Je suis un Sécuritron mark 8 fabriqué par RobCo pour le compte de l'USAAF marshall."
"Pourquoi tu m’appels comme ça ?"
"Votre plaque ainsi que votre gilet pare balles vous authentifie comme étant membre de l'organisation fédérale des Air Marshalls marshal. Scan en cours."
Patrick contempla son insigne d'adjoint. Elle était vieille et portait sobrement l'inscription marshall au dessus d'un étoile sortant elle de la bannière étoilée. Vrais que je l'ai pas rendu pensa t'il. Remarque, pour une fois que je me fais pas tirer dessus en la portant, c'est bon signe!
"Dis, machin euh, t'as vu des trucs intéressants ces derniers temps ?" demanda Paddy tout en rangeant son colt dans son holster.
"Scan en cours, veuillez patienter." répondit la machine.
"De quoi tu parles ?"
"Scan en cours, veuillez patienter."
"Je te demandes..."
"... Scan en cours, veuillez patienter. Scan terminé. Bonjour air marshal O'Ryan! Une magnifique journée n'est ce pas ? D'après mes registres, vous n'avez pas pris de quart depuis 225 ans, 6 mois et 13 jours. Je vous recommande de faire part de votre retard à votre supérieur hiérarchique."
"Euh, oui j'y penserai. Tu connais mon nom tas de ferraille ?"
"Votre nom ainsi que votre dossier et grade sont mémorisés dans la puce de votre badge modèle 6B3 bis de fabrication RobCo partenaire."
Ça pour un coup de bol pensa Paddy.
"Ah. D'accord. Bon, tu fais quoi de beau dans le secteur ?"
"J'extermine la chiure communiste qui s'attaque à notre belle nation partenaire!"
"La quoi ?"
"Les communistes air marshal ! Plus communément appelés cocos ou rouges, ils ont débarqué chez nous et il est du devoir de tout américain d'exterminer ces cafards. C'est ce que dit du moins ma puce de personnalité "caporal Jackson" !"
"Bien, bien bien bien bien. Euh, tu peux me conduire au bureau des, comment dis tu déjà ? Air Marshal le plus proche dis ? Je me suis un peu perdu..." risqua Paddy.
Après tout, une agence fédérale américaine, ça devait bien avoir du matos à ras la gueule. Et avec un peu de chance, cette machine le conduirait à un dépôt encore vierge de tout prospecteur pensa t'il.
"Bien sûr partenaire ! L'USAAF est toujours ravie de venir en aide à votre agence! Par contre, si vous êtes accompagné d'un douanier ou d'un garde côte, demandez lui d'aller ce faire voir chez la Marine."
"Je suis seul"
"Yeaaahah partenaire! En route."

Le robot était plutôt lent, mais vu la température ambiante Patrick ne s'en peignit pas. Ils suivirent durant 3 ou 4 bonnes heures cette vieille nationale lorsqu'ils tombèrent sur ce qui avait dû être un barage puisque les carcasses de voitures s'étiraient calcinés les unes dérière les autres à perte de vue derrière une barrière et quelques voiture de ce qui avait été la police du conté.
Paddy inspecta en détail ces dernières. A l'intérieur, des squelettes calciné par la guerre et ce soleil qui assommait le Texas depuis la nuit des temps. Dans la première voiture, il ne trouva rien d'autre ue de la poussière et des macabés aussi vieux que son partenaire de route. Dans la deuxième il remarqua la boite à gants verrouillée et rouillée qui ne demandait qu'à être prospectée. Il détacha la hachette de son sac, visa avec soin le système de fermeture et frappa d'un coup sec. La sécurité vola en éclat et la boite s'ouvrit laissant apercevoir un révolver de très gros calibre dont Paddy s'empara un sourire aux lèvres.

"Communistes en approches! Aux armes partenaire !" dit le robot alors que Paddy retournait dans tous les sens sa magnifique trouvaille.
Il jeta un regard par dessus la voiture qu'il venait de fouiller et se baissa aussi prestement. Merde, des raiders songea t'il tout en plaçant sa nouvelle arme dans sa ceinture puis en saisissant la carabine qu'il portait alors à la bretelle. Il arma le mécanisme, prit une grande inspiration et se releva pour prendre appuis sur le toit de la voiture pour mieux viser la bande qui l'approchait depuis le désert. Il visa l'homme de tête, tira. La balle l'atteignit en plein visage et c'est dans un magnifique nuage rose que celui-ci s'éparpilla sur ces anciens camarades de pillage. Ceux-ci n'eurent pas le temps de comprendre ce qui venait de se passer que Patrick envoya une deuxième balle de sa Winchester dans l'homme à droite de sa première victime. Ce tir, moins chanceux se contenta de s'enfoncer sans aucune finesse dans la cage thoracique du raider qui, le souffle coupé par le choc s'écrasa mollement sans un bruit au sol.
Patrick se mit à couver après ce tir, réarmant pour la troisième fois le mécanisme mortel de son arme. Y a pas à chier, les Marcsons avaient bon goût en matière de fusils. Bon, il en reste 4. Continue comme ça mon vieux. Pensa t'il alors que des tirs et des insultes commençaient à pleuvoir dans sa direction. Il mis quelques secondes avant de comprendre. MERDE ! Le robot ! Il se releva en position de tir et vu que ses assaillants avaient cherché refuge dans les restes carbonisés des voitures du barrage. L'un d'eux eu la mauvaise idée de relever la tête à quelques centimètres de l'endroit que Paddy visait. La balle arracha l'oreille du malchanceux. Dans un cris de douleur, il envoya une rafale en direction de Patrick. Celui-ci sentit un lourd choc au niveau de son estomac et tomba à la renverse.

Heureusement que je portais ce gilet songea t'il tout en se relevant. J'suis cocu moi se dit il tout en se remettant en position derrière une portière. Un raider passa en courant à quelques mètres devant lui en vociférant des insultes envers cette saloperie de robot. L'ex-adjoint lui envoya une balle dans le bras qui portait l'arme de ce taré, rata son deuxième tir et toucha la gorge du baltringue au troisième. Celui s'écroula alors en se tenant la gorge émettant d'horribles gargouillis qui retinrent l'attention de Patrick un instant de trop. Il entendit un hurlement derrière lui et sentit un choc brutal sur sa tête. Il lâcha sa carabine et s'écroula de tout son long sur le sol. Un cris de joie derrière lui ainsi qu'une bonne dose d'adrénaline suffirent à grande peine à le maintenir conscient. Il agrippa son vieux 45 et se retourna tout en tirant au juger sur la forme floue et vague du type qui venait de lui administrer un coup de batte en plein crâne. A en juger le "plop", un tir avait touché la tête du dégénéré qui tomba à genoux, puis s'écroula sur Patrick.

Celui se secoua, bascula sur son flanc le cadavre du dingue mort et rangea son colt vide à la ceinture. Il saisit son nouveau jouet d'une main et sa hachette de l'autre. A mesure qu'il retrouvait ses esprits, il fit les comptes. Sur les 6 raiders qu'il avait l'attaqué ce qui au passage était un peu suicidaire: 4 étaient passés ad-patres, 1 était légèrement blessé et le dernier devait courir comme un lapin. Il s'assit dos à la portière qui lui avait servi d'abris et chercha à l'oreille la position de ses assaillants. Il entendit le robot insulter ces "chiures de communiste" tout en abusant de son arme laser et entendit un bruit étrange de matière qui s'éfritait. Il n'avait jamais rien entendu de tel. Il risqua un coup d’œil par dessus la portière et vit un énorme tas de cendres à quelques pas de lui dont une arme dépassait à peine. Ah! Fusion lazer j'ai compris ! Dit il à voie basse. Un craquement le tira de ses songes, quelqu'un était de l'autre côté de la voiture. Il ajusta avec soin la partie de la voiture qui devait servir d'abris au dernier raider et pressa la détente de son arme à 3 reprises. Un seulement parti et le recul formidable de l'arme fit lâcher prise à Paddy qui se rétala à nouveau à terre. Un cris de douleur retentit de l'autre côté de la voiture et une volée de plomb traversa de par-en-par la vieille cadillac. Une balle, plus aventureuse ou du moins chanceuses heurta l’épaule de Patrick qui se releva comme immédiatement pour se précipiter comme un diable de l'autre coté du véhicule, hachette en main.

Il tomba nez-à-nez face à une jeune femme d'à peine 16 ou 17ans ans qui tentait veinement avec sa seule main encore valide de décoincer son arme enraillée. Patrick hésita permettant à son adversaire de saisir un hachoir qui pendait à sa ceinture. Un pas de danse s'improvisa entre les deux derniers survivant de la fusillade. L'un jugeant l'autre tout en tournant en rond. La raider pris l'initiative de l'attaque et tout en hurlant "crève" tenta un coup vers la gorge de Paddy que celui évita plus par chance que par tallent. Il tenta maladroitement un coup dans le dos de son adversaire qui venait de l'exposer suite à son attaque raté mais celle-ci, plus mobile que lui chargé de tout son matériel, évita le coup d'un simple pas. Ils tournèrent l'un autour de l'autre une bonne minute qui sembla durer une énternité lorsque Paddy remarque dérière eux la démarche hasardeuse du robot qui l'avait conduit dans ce bourbier. Celui-ci visiblement bien endommagé ajusta avec difficulté la raider et tira un faisseau qui l'atteind en plein dos. Celle-ci surprise se retourna laissant à Paddy une ouverture qui lui permit d'enfoncer sa hachette entre le coup et l'épaule détachant à moitié la tête de son aissaillante. Il tomba à la renverse en même temps que sa victime alors que le sang coulait de son épaule. Il détacha son sac à dos et y chercha fébrilement ses stimpack. Il s'en injecta un avant de tomber dans l'inconscience.
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Slagehamer
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MessagePosté le: Sam 11 Avr - 20:11 (2015)    Sujet du message: Fallout Texas Ranger Répondre en citant

Chapitre 3: Les ennuis commencent...
Lorsque Paddy reprit ses esprits, la nuit était déjà bien avancée. Il se releva lentement et repris son équipement qui trainait par terre. Il fouilla ensuite précautionneusement les cadavres qui jonchaient le champ de carcasses et trouva un peu de matériel ainsi qu'une grande quantité de munitions. Il chercha ensuite dans la pénombre la machine qui l'avait conduit dans ce piège et finit par la trouver au sol à une bonne centaine de mètres du point de départ du combat.


"Salutation partenaire!" lança la voix nasillarde du robot lorsque Paddy s'en approcha.
"Tu peux plus marcher hein ?" risqua l'adjoint tout en inspectant la carcasse criblée d'impacts du robot.
"Négatif partenaire, la route s'arrête là pour moi. Les communistes ont peut être gagné aujourd'hui, mais cela leur aura coûté cher!" lui répondit la machine d'un ton triomphal.
"On dira ça. T'es certain de plus pouvoir marcher ?"
"Affirmatif marshall, c'est fini pour moi."
"Bon, tu peux m'indiquer par où se situe le dépôt des marshall où tu comptais m'acheminer ?
"Bien sûr partenaire! Je transmet ces informations à votre badge !"
"Mais comment veux tu que j'y accède ?"
"Mais grâce à votre pip-boy marshall !"
"J'en ai pas."
"Erreur. Grâce à votre pip-boy marshall !"
"Je viens de te dire que j'en avais pas tas de ferraille."
"Erreur. Nous ne comprenons pas."
"J'ai pas de pip-boy, c'est bien simple pourtant ! J'sais même pas ce qu'est cette merde !"
"Une erreur est survenue, veuillez redémarrer le système"
"Hein ?"
"Erreur, donnée introuvable. Veuillez redémarrer le système."
"Tu vas répéter ça encore une fois pour voir ?"
"Erreur, donnée introuvable. Veuillez redémarrer le système."
"Oh va chier!" lança Paddy tout en se barrant vers une direction au hasard.


Il marcha ainsi toute la nuit profitant d'un vent léger et de l'absence du lourd soleil texan. Il fit halte au milieu de rien lorsque celui-ci pointa à l'horizon. Il contempla ses pas dans la poussière et après un long soupire de lassitude, contempla le paysage qui s'offrait à lui. Dans son dos, il distinguait à grande peine les restes d'une station service Poséidon à moitié enfouie dans le sable. Sur sa gauche, rien à perte de vue. A droite, la même chose. Et devant lui au loin, une chaine de montagnes dont la cime effleurait vaguement l'horizon. Faire demi-tour pour une station qui avait sans aucun doute été pillée par tout voyageur suffisamment fou pour franchir le désert semblait une perte de temps pour l'adjoint. Il continua donc sa route vers les montagnes qui, a en juger par la position du soleil était au Nord Ouest de sa position.
Le soleil cognait dès lors de plus en plus à mesure que midi approchait et c'est avec soulagement que Patrick aperçu un grand amas de nuages qui s'empressa de masquer le pénible astre. Un sacré coup de chance pensa Paddy. Il vida l'avant dernière bouteille d'eau qui trainait dans son sac, fit une halte d'une bonne heure avant de reprendre sa route.
Il marcha ainsi des heures durant d'un pas lent et lourd et c'est avec une grande joie qu'il aperçu à la fin de sa longue journée de marche ce qui de loin semblait à une ville. Cette ville, si on peut nommer ainsi une trentaine de baraques faites de bric et de broc reliées entres elles de sorte à former un mur d'enceinte, était visiblement assez active puisque Paddy y aperçu plusieurs caravanes et une assez grande agitation. Sur le toit de la plus haute maison qui elle avait dû être construite avant la guerre, il vu un drapeau qu'il ne connaissait pas.
Il s'avança jusqu'à ce qui semblait être l'entrée du hameau lorsqu'une voix roque et passablement nerveuse l'arrêta.

"On vient foutre quoi à Deathwind étranger ?"
"Du calme boys, je viens juste chercher à boire et un toit pour dormir. Je crève de fatigue."
"Les mains en évidence étranger, au moindre geste brusque, tu seras bon pour nourrir les guekos !"
Trois hommes armés sortirent de l'enceinte en sautant par dessus et s'approchèrent de l'adjoint l'arme au poing. Ils portaient tous de lourds mentaux bruns dissimulant assez maladroitement des vestes par-balles ainsi que des armes militaires pour le moins impressionnantes. Le plus grand baissa son arme tout en faisant un signe de la main apaisant en direction de ses collègues restés eux en retrait lorsqu'il fut à quelques pas de Paddy.
"Armes de bonne qualité et kevlar... Vous venez ici pour une prime ou quoi shérif ?" dit il avant de chiquer.
"Nan, j'suis juste de passage. J'ai soif et un peu de repos me ferait du bien. J'ai de quoi payer."
"T'en as l'air. Bon écoute, c'est assez simple: tu fous la merde dans ma ville, je te tues. Tu fous la merde dans ma ville, je te tue. Tu payes pas ce que tu achète ou casse, je te tue. C'est clair ?"
"Je tacherai de m'en souvenir m'sieur."
"Appels moi Hank, shérif. Je suis le chef de la sécu de ce joli petit bled'. Bienvenue à Deathwind étranger. Ok les gas, il entre !"
"Merci de l'accueil Hank."
"Pas de problème, toujours heureux de rappeler les règles. Le maire n'aime pas les casse-bonbons donc moi non plus, je pense que tu l'as compris hein ? Bon séjour shérif."


Les gardes s'écartèrent et laissèrent Paddy entrer tout en le scrutant d'un œil méfiant. A l’intérieur des murs, deux choses attirèrent son regard: des tentes pourpres marquées d'un taureau or et une cabane grande ouverte sur laquelle on avait fixé un néon rouge fluo qui indiquait régulièrement que cet endroit était un bar.
Il jeta un regard curieux sur les abris de fortune qui lui avaient frappé la rétine tout en se dirigeant vers la taverne. Arrivé à la porte, il trouva une inscription faite à la craie qui indiquée sobrement: "Café des Rêves Brisés". Il franchit la porte et recula d'un pas sous l'effet de la surprise. Quelqu'un avait réussi à installer la clim' dans ce rade !
En entrant, un vigile aussi zélé que le portier lui désigna une pancarte qui alignait les règles du bar:
1.La maison ne fait pas crédit.
2.On sert les goules et les mutants.
3.Ne jamais attaquer une personne avec une chaise ou le tesson d'une bouteille non payée.
4.Interdiction d'utiliser la moindre arme à feu ou énergie dans l'enceinte du bar. Sauf si l'agresseur est un mutant utilisant une arme contenante plus grosse qu'une tête de brahmine.
5.Interdiction de faire chier le Patron.


Ça avait le mérite d'être clair et Patrick était bien trop ivre de fatigue pour enfreindre le règlement ou chercher la bagarre. Il s'approcha du bar et demanda un whisky on the road avec un glaçon qu'il obtint pour 5 capsules. Il descendit son verre d'une traite. En commanda un autre. Il ne prêta pas attention à la douce musique d'une bagarre qui se déroulait dans son dos jusqu'à ce qu'un des participants ne le bouscule après avoir lui même était envoyé sur le comptoir par son adversaire. Paddy, déjà passablement éméché par son premier shooter envoya un crochet en pleine mâchoire du type qui avait renversé son whisky. Un tonnerre d’applaudissement accompagna son geste alors que le pauvre homme s'écroulait sous la violence d'un coup aussi rude qu’inattendu. Paddy n'y prêta pas attention. Il se contenta de se retourner et de faire signe au barman de lui en remettre un autre. Alors qu'il allait payer, une main se posa sur son épaule.


"C'est moi qui paye hombre." dit une voix étrangement amicale.
Paddy tourna la tête pour tomber nez à nez avec un baroudeur tout comme lui au visage tanné par le soleil. Son nouvel "ami" portait une barbe rousse épaisse qui contrastait avec un crane rasé de près ainsi qu'une combinaison de mécano qui avait un jour été blanche.
"Soit je te cassais la tronche pour m'avoir volé mon combat, soit je te payais un verre pour avoir rétamé en un coup un décurion de la Légion."
"T'as fais le bon choix..." répondit Patrick en empoignant son verre.
"Ah, c'est ce que j'aime chez vous les texans: une gueule aussi grande que votre désert! Moi c'est Henry. Et toi le texas ranger ?
"Patrick O'Ryan."
"Enchanté Texas. J'vais pas y aller par quatre chemins, t'as un truc qui m'intéresse." tenta Henry en adressant un signe de main au barman.
"Un corps de rêve ?" argua Patrick d'un ton moqueur.
"Pas que hombre, ton badge là, tu le vends ? J'suis certain que t'as pas la moindre idée de sa valeur."
"Laisse moi deviner, il mène à un trésor que t'imagines encore intact non ? Quoi que tu me proposes, j'le garde. C'est un souvenir et un sacré porte bonheur pour moi."
"Très bien l'texan. J'vois que t'es déjà trop beurré pour tenir une discussion sérieuse. J'reste en ville jusqu'à demain hombré, si jamais tu changes d'avis, j'partirai au soleil couchant." répondit son partenaire de beuvrie.
Puis, celui-ci quitta les lieux non sans lancé un dernier regard au badge de l'ancien adjoint.


Patrick abandonna ses "prises de guerre" au patron en l'échange de sa meilleure chambre ainsi que de sa meilleure bouteille de gnôle et sombra dans les bras de Morphée sans prendre la peine de retirer ses bottes.
Lorsqu'il émergea, il était déjà tard. Il se demanda combien de temps il avait bien pu dormir et c'est s’étira. Alors qu'il tentait de reprendre figure humaine en se lavant le visage à l'eau claire, on frappa à sa porte.
"Hey l'étranger, ouvre la porte! Ordre du décurion Mérévius !"
La première pensée de Paddy fut qu'un nom pareil ne devait surement pas être légal et que l'homme avait du passé une enfance passablement merdique. Sa deuxième, plus lente et incertaine fut de se rappeler les mots échangers avec cet emmerdeur de Nordiste. Il aurait assommé un décurion et voilà qu'un autre venait lui cherchait des noises. Il fouilla la pièce du regard à la recherche de son colt mais ne le trouva. Sa carabine pendait derrière la porte, accrochée par la bandoulière à un porte manteau. Trop loin et trop tard. Alors qu'il était encore en train d'évaluer sa marge de manœuvre, un homme portant un uniforme rouge pourpre enfonça d'un bon coup d'épaule la porte et se ramassa sur le parquet. Il fut suivi par deux hommes habillés dans de la même couleur machette à la main.


"Euh, bonjour messieurs ?" tenta paddy un sourire crispé aux lèvres.
"Je suis le légionnaire vétéran Cullus et vous allez m'accompagner Sibarite !" brailla le plus grand des trois hommes.
"Et pourquoi donc te suivrais-je légionnaire ?"
"Tu tiens à ta vie je suppose étranger."
"On va dire ça. Je peux prendre mon chapeau ?"
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Slagehamer
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MessagePosté le: Sam 18 Avr - 21:28 (2015)    Sujet du message: Fallout Texas Ranger Répondre en citant

Chapitre 4: Poids plume...


"Vous me bousculez et je dois m'excuser c'est ça ?"
"Je ne pense pas que tu comprennes que je n'ai qu'un mot à dire pour que tu sois crucifié sybarite..."
"Mais vous ne le ferez pas. Du moins, pas chez nous. Ici, ce ne sont pas les terres de Caesar, et vous êtes nos invités. Ne l'oubliez pas décurion !"


La discutions tournait en rond ainsi depuis plus d'une demi-heure. Sous la plus grande tante pourpre, Paddy, Hank et un décurion passablement énervé se gueulait dessus à tour de rôle.


"Bon, je vois qu'une solution, vous allez encore devoir vous foutre sur la gueule." balança Terry un rictus sarcastique aux lèvres.
"Un duel à l'arme blanche, ça dérangerait votre maire ?"
"Nan, on a déjà organisé ça... Ça vous va shérif ?"
"Toujours mieux que me faire étriper par des gas en jupettes sans pouvoir rien faire..."
"Bon bah on a un accord." dit rapidement le chef de sécurité en s'interposant entre O'Ryan et le patron des légionnaires. Il saisit par la manche O'Ryan et le fit sortir avec lui d'un pas rapide.


"T'es vraiment un emmerdeur shérif, t'as de la chance que le maire ai assisté à la bagarre et qu'il te soutienne..."
"J'ai pas enfreins les règles, c'est lui qui a foutu le dawa"
"Le maire me l'a raconté, c'est pour ça que t'es toujours vivant. Mais ça va pas durer, il est bon à la machette le décurion. Vous allez vous battre là bas, on a une arène. D'habitude, on fait combattre des radscorpions affamés mais cet aprem' vous serez le spectacle..."


Hank conduisit Paddy dans un enclot réalisé dans la cave d'une maison écroulée. Le sol recouvert de sable était couvert d'une croute de sang que le temps avait rendu brun. Une odeur atroce donna la nausée à Patrick, une odeur de mort, de sueur, de désespoir et de peur. Dans un coin de l'arène, Paddy aperçu son sac qu'il avait pourtant laissé dans sa chambre, au dessus du bar. Dessus était posé sa hachette ainsi qu'une machette artisanale dont la lame semblait faite de ce qui avait été une lame de tondeuse à gazon.


"J'ai fait cherché tes affaires, mais vu que je savais pas ce que tu préfères comme arme blanche... Elle s'appelle revient si tu veux de la machette."
"J'utiliserai ma hache Hank, mais merci." répondit Paddy tout en prenant sa fidèle arme en main.
"Me remercie pas, et échauffe toi. Le combat c'est pour bientôt. Si jamais tu clamses, quelqu'un a déjà demandé à reprendre tes affaires..." siffla Hank le visage crispé.
"Ravi de voir que je suis donné gagnant. Y a des paris sur la tronche ?"
"J'en sais rien, j'ai juste entendu le maire discuté avec un gas que je connais pas alors que tu te crispais le chignon avec le décurion... Il a fait une offre à 500 caps, un marchand sans doute."
"Niveau règlement du combat, y en a ?"
"Le premier qui tombe et ne se relève pas à perdu. Bien sûr, si tu tombes dans les vapes, on lui en voudra surement pas de t'achever. Bon, pas tout ça mais je vais chercher ton adversaire. Bonne chance connard, t'en auras drôlement besoin !" balança le chef de sécurité en quittant la pièce.


O'Ryan n'en menait pas large. Boxer, ça il en avait l'habitude. Les bagarres de bar il en avait fait assez pour apprendre à savoir rendre coup pour coup, toujours avancer et cogner de manière à ne pas s'éterniser. Mais un combat de couteaux, ça il n'en avait jamais vraiment vu l’intérêt. Il avait toujours choisi ses poings ou son révolver. T'es vraiment dans la merde pauv' vieux se dit il. Après tout, il pouvait vendre chèrement sa peau et ça, ça c'était déjà une chance inouïe dans ce bas monde.
Il fit quelques moulinés avec son arme, s'étira et regarda entrer son adversaire dans l'arène. Celui-ci avait apporté une machette militaire dont la lame noire atteignait 70 cm aisément. L’œil méprisant, il retira sa cuirasse et se mit face à Paddy.
Un petit nombre de personne s'installa derrière les barrières qui délimitaient l'arène. Un bookmaker attira une grande partie de cette foule. Paddy reconnu le barman au 1er rang accompagné de Hank. Les légionnaires avaient eux pris place derrière leur officier et commençaient à scander son nom.


Profitant de l’inattention du texan, le décurion le chargea tentant un coup d'estoc qui frappa Paddy en plein bras gauche. Celui-ci soudain réveillé par le choc envoya un formidable coup de tête en plein dans le nez de son adversaire qui qui recula aussi vite qu'il était venu. Un hurlement d’excitation émana de la foule alors que le sang coulait à rythme régulier du bras de l'ancien adjoint et du nez du légionnaire. Celui crasha un glaviot rouge sang et chargea à nouveau hurlant quelque chose comme "réparation!". Paddy se jeta sur sa droite évitant un coup de taille qui lui aurait sans aucun doute était fatal. Une nouvelle clameur parti de la foule qui hurla sans le moindre scrupule "olé !".
La troisième charge fut à l'initiative de Paddy qui d'un crochet du droit sous la mâchoire du décurion l'envoya au tapis. Celui-ci ne s'attendait visiblement pas à une nouvelle bagarre de comptoir. La foule hurla de plus bel alors que le décurion tombait au sol. Il se releva prestement et tenta un coup de haut en bas qui butta sur l'épaule gauche de Paddy qui répondit au coup par un autre à la hachette dans la cuisse droite de son adversaire.
Patrick se sentit en mauvaise passe, son bras gauche était en piteus état et même l'adrénaline qui coulait alors dans ses veine n'arrivait pas à masquer la douleur atroce qui émanait de ses deux blessures.
Face à lui, le décurion ne semblait pas accorder la moindre attention ni à son nez brisé ni à sa cuisse droite dès lors recouverte d'une épaisse couche de sang. Il se contentait de fixer Paddy droit dans les yeux. Après quelques pas de danse il chargea à nouveau d'un pas moins rapide mais toujours aussi déterminé. Paddy se baissa instinctivement laissant tomber son arme et se rua sur son adversaire. La lame passa au dessus de sa tête qui elle se logea droit dans l’estomac du légionnaire qui le souffle couper fut jeté à terre. Patrick ne le laissa pas se relever cette fois et sauta sur lui et le roua de coups au visage. Il enchaina coup droits et gauches jusqu'à ce qu'un choc violant à l'arrière du crâne le fit sombrer dans l'inconscience.


Félicitation crétin d'irlandais, t'es mort.
Mais attend, y a pas un truc qui cloche ?
Quoi donc ?
Je sais pas moi, comment ce fait il qu'on ai cette discussion ?
J'en sais rien fiston, ton cerveau malade qui déraille peut être.
Comment je peux être mort ? J'étais en train de lui casser la gueule à ce décurion...
T'as fait attention à son bras droit ? Moi oui.
Il avait encore sa machette en main ?
Oui, souviens toi...
Oh merde, c'est con ça. Bon, je suppose qu'il m'a foutu un coup dans le dos non ?
C'est ça.
Un coup à la tête ?
Sans doute. Remarque, avec tout le sang que t'as perdu avec ton bras, t'aurais pas tenu encore bien longtemps...
  Ça en valait le coup vu qu'il devra manger avec une paille pendant encore au moins quelques semaines !
Et t'es fier ?
Bah plutôt, jamais aimé les armes blanches moi.
C'est pas faut. Bon, il est peut être temps que tu te réveilles non ?
J'suis pas mort finalement ?
Semblerait que non. Chanceux même face à la mort ces irlandais...


Lorsque Paddy ouvrit les yeux, il reconnu le plafond défoncé de sa piaule au dessus du bar. Il voulu se lever mais une horrible douleur au crâne lui fit regagner sa positon initiale.
"Bouge pas, je vais t'envoyer un MedX dans le sang, voilà" dit une voix connue à droite de l'ancien adjoint.
"Henry non ?" tenta t'il.
"Qu'est ce qui m'a trahi ? Ma belle voix suave ?" répondit la voix d'un ton amusé.
"Ton odeur de chacal crevé..."
"Sans blague ? Enfin bref... Tu m'en dois du pognon l'Texas Ranger, t'étais en sale état quand j'ai récupéré ta carcasse dans l'arène. J'ai du acheté 2 super-stimpack pour te remettre en forme en plus d'acheter ton matos au maire. T'as bien intérêt à en valoir le coût." balança Henry l'air grave.
"Et je suppose que tu sais comment je vais me racheter non ?" murmura avec peine Paddy.
"J'ai consulté ton badge. Tu sais ce qu'il contient ?"
"J'ai ma petite idée..."
"Un dépôt fédéral, au milieu de rien. En plein désert. J'vais être franc, j'aurai sans aucun doute besoin de ton aide. Ta vie contre une ruine ? J'espère que ça te vas vu que tu n'as pas le choix." dit Henry d'un air triomphant. "De plus, t'auras le droit à ta part vu que je ne pourrai jamais prendre tout ce que ces lieux contiennent."
"Une dette est une dette. Nous voici donc associés ?"
"J'en ai bien peur l'texan. J'en ai bien peur. T'as 3h pour te remettre, on part au soleil couchant. J'ai pris soin de préparer les vivres. On restera pas une minute de plus que nécessaire dans ce bled." conclue Henry.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:40 (2017)    Sujet du message: Fallout Texas Ranger

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